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Découvrez le livre qui relate l'histoire de la commune de Gausson (22).

Les agissements des curés au début du 20ème siècle

Publié le 23 Janvier 2022 par Michèle Harzo

Texte écrit par Gilles Laurent (petit-fils de François Laurent, maire jusqu’en 1941)

Les curés (au début du 20ème siècle)

C’était encore la grande époque de la « guerre scolaire » et toutes les occasions étaient bonnes pour se compliquer la vie, comme par exemple les horaires du catéchisme fixés volontairement par le curé avant l'heure de fin de l’école publique … dont les élèves étaient donc punis pour être arrivés en retard, par une heure à genoux sur le granit de l'église...

 Le poids très lourd de la religion n’empêchait pas des quasi blasphèmes : à la question du curé lors d’une leçon de catéchisme, demandant de commenter la statue d’un saint priant devant Jésus, l’interprétation trouvée fut : « Le saint implorant dit : « Mon Dieu, que nous avons un curé qui est bête ! » « Que voulez-vous que j’y fasse », répondit Jésus. »

La religion était dictatoriale : refus d'obsèques religieuses car les enfants allaient à l'école publique, refus de mariage religieux car les parents avaient battu le blé le dimanche seul jour possible pour la machine (ou la météo), mariage des « indésirables » (mère célibataire – ou même simplement enceinte par ex.) en secret à 6 heures du matin, menaces d'expulsion envers les fermiers par les propriétaires si les enfants n'allaient pas à l'école des curés, etc... et ce encore dans les années 50... . Les propriétaires de fermes relayaient ce poids clérical en obligeant les familles à mettre les enfants dans les écoles religieuses sous peine d'expulsion... Dans certains villages comme à Coëtlogon la noblesse locale possédait et régentait tout...

Les curés faisaient la quête à domicile en passant avec une charrette pour récolter selon les saisons du grain, des volailles, … 3 prêtres à Gausson, 4 à Plouguenast, bien payés grâce aux nombreuses messes payées par les fidèles (chacun des proches d'un défunt se devait de commander « un octave » donc huit messes...) .

Émile (*) et ses frère et sœur étaient à l'école publique, d'où des relations glaciales entre le curé de Gausson et ma grand-mère Mélanie, jusqu'au jour où... le curé apprit qu'une de ses sœurs Marie-Louise était bonne-sœur au Canada ! Ajoutons que mon grand-père recevait quelques journaux anticléricaux comme « La Calotte »... c'était le jour et la nuit avec la famille de Simone (au moins sa mère Léonie, qu'on pouvait qualifier objectivement de « grenouille de bénitier »... )

(*) Emile Laurent, (fils de François Laurent et de Mélanie Laurent) et Simone Branchu (fille de Jean et de Léonie Gouédard) sont les parents de Gilles Laurent qui écrit ces lignes

A noter que le maire, François Laurent était classé dans les Républicains de Gauche
voir  
http://gausson-histoire.overblog.com/2020/05/election-municipale-de-1919.html

Les membres des « Républicains de Gauche » issus de « l'Alliance républicaine démocratique » étaient proches des valeurs de la Ligue des droits de l'homme, de celles de Gambetta et de Jules Ferry mais ils étaient plus centristes que socialistes,

Les Conservateurs, que l'on classerait à droite maintenant, étaient proches de l'Eglise, ils défendaient des valeurs de travail, de discipline, de liberté économique et de responsabilité individuelle ,,,

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