Après le décès prématuré de Jean Baptiste Catho en 1808, Louis Dubos est nommé maire.
Bien qu’aveugle, il ne donnera sa démission qu’en 1836 , attendant que son fils, Gilbert, ait atteint l’âge de 25 ans.
Rappelons que jusqu’en 1848, les maires des communes de moins de 5000 habitants étaient nommés par le Préfet, les conseillers municipaux n’étant consultés par le maire que lorsqu’il le jugeait nécessaire.
Louis Dubos écrit donc le 1 mai1836 :
Monsieur,
Je vous préviens que je suis par mon âge et mon infirmité hors d’état de pouvoir désormais remplir les fonctions de maire et même de conseiller municipal. Ainsi, Monsieur le Sous-Préfet, je compte sur votre exactitude pour autoriser cette commune le plus promptement possible à faire une élection à l’effet d’élire un conseiller municipal pour me remplacer et de confier cette fonction à celui de la commune qui sera signalé le plus digne et le plus capable d’occuper cette place.
Agréez, Monsieur le Sous-Préfet, l’assurance des sentiments respectueux de celui qui sera toute sa vie votre humble et dévoué serviteur.
Le Sous-Préfet au Préfet, le 6 mai 1836
J’ai l’honneur de vous transmettre la lettre par laquelle le sieur Dubos donne sa démission…. Il est complètement aveugle ….Je n’avais pris encore aucune mesure à ce sujet, parce que le plus capable et même le seul capable de remplir convenablement la fonction de maire est le fils du démissionnaire et que ce jeune homme n’était pas en âge de l’exercer. Il vient d’atteindre l’âge de 25 ans et quoique le conseil ne se trouve pas réduit aux ¾ de ses membres, je vous proposerai de faire procéder à une élection. J’ai tout lieu de croire que le sieur Dubos fils atteindra la presqu’ unanimité des suffrages et il pourra devenir titulaire d’un emploi dont, par le fait, il exerce depuis longtemps les fonctions.
Gilbert Dubos, époux d'Anne Marie Carro, sera maire de 1836 à 1860, il décède en 1862.
Note personnelle : ayant relevé les actes d’état civil de cette époque, j’ai pu constater que Gilbert Dubos, bien qu’ayant une magnifique écriture, avait « oublié » plusieurs actes de naissance et de décès. Cela a donné lieu à quelques rectifications au moment du mariage de certains Gaussonnais.