La Chapelle a subi au cours des siècles bien des dommages dus au climat.
Dans certains livres, on indique qu’elle aurait été restaurée en 1760 puis en 1868.
Les seuls actes qui restent aux archives de Saint Brieuc sont ceux de la restauration de 1931. La Chapelle venait d’être classée sur la liste complémentaire des monuments historiques, le 23 février 1926.
Le bâtiment menaçait de s’effondrer. L’architecte Francis Hérou de la Héraudière signale dans un rapport :
Les pierres du couronnement ainsi que les chevronnières, construites au mortier d’argile, détrempées par les pluies, se sont descellées, la pointe est fortement penchée à l’intérieur et la chevronnière ainsi que la maçonnerie en-dessous, traversées par une lézarde qui descend jusqu’au cintre en ogive de la grande verrière sont inclinées vers l’extérieur. Il y a urgence à ce que toutes ces parties soient reprises.
Le long mur, sur le côté de la route, s’est déjà écroulé l’hiver dernier. Il a été reconstruit. Il serait à craindre que le pignon ait le même sort, étant au-dessus d’une fontaine très fréquentée, il pourrait arriver des accidents.
Une subvention est donc demandée, les frais engagés dépassant largement le budget de la Commune (extrait des délibérations du conseil municipal)
M. le Maire informe l’’Assemblée que la toiture de la Chapelle Saint Nicolas, inscrite sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, est dans un très mauvais état, que l’intérieur de ce monument risque d’être détérioré. Le Conseil sollicite d’urgence une subvention pour mettre hors d’eau tout ce qui est beau dans ce monument et pour la bonne conservation de l’intérieur de la Chapelle et de son mobilier.
En 1932, la Municipalité demande le classement de la Chapelle sur la liste des Monuments Historiques (et non la liste complémentaire), classement qui ferait supporter toutes les charges d’entretien par l’Etat. Cette demande est rejetée le 21 mars 1932. (Archives 22 : 4T13).
"en raison de l’insuffisance des crédits mis à sa disposition pour la conservation des édifices classés, la Commission des Monuments Historiques a dû prendre pour règle de ne plus classer désormais que les édifices de premier ordre".
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Sur la photo, on reconnaît : Albert Laurent, Victoire Leray et Albertine Rault (la photo a été fournie par Michel Laurent, le fils d'Albertine