Aveu des terres et seigneuries de Kercarantel du Cran et des Tracouets
fourni à la seigneurie de Moncontour
L’an 1703, le vingt et unième jour de mars , avant et après-midi
Par devant nous notaires ducaux héréditaires au siège de Moncontour, fut présent, Jean du Parc, seigneur de Kercadou, Rosanpoul, conseiller d’honneur dans le Parlement de Bretagne, demeurant ordinairement dans son hôtel à Paris dans le Faubourg Saint Germain, paroisse de Saint Sulpice, lequel faisant pour Dame Péronnelle Angélique de la Villéon, son épouse, a avoué et déclaré qu’ils possèdent Noblement au proche fief du Duché de Penthièvre, pairie de France
Le manoir noble de Kercarantel, consistant dans un grand corps de logis, contenant chambres, salles, cabinets, office, cuisine, étables et crèches avec bois, pavillons aux trois coins de la cour, la dite cour séparée du jardin qui est au gauche en entrant, continuant en carré environ six cordes de vingt-quatre pieds chacune, le jardin contenant un journal, avec celui d’en haut un tiers de journal, l’issue de la maison, il y a très peu de bois, très vieux et gâtés, une avenue plantée de quelques chênes contenant un journal, une chapelle à la porte du manoir fondée pour y dire la messe trois fois la semaine avec le droit et patronage
L’étang, à côté de la maison, contenant environ un journal et tiers.
Un moulin au pied de la chaussée du dit étang dont la maison a environ vingt pieds de long et de large environ dix pieds. Il est couvert d’ardoise sans jardin ni déport
Il n’a qu’un tournant et de l’autre côté de la dite chaussée, vis-à-vis du manoir, est le colombier
Voilà donc les 2 premières pages de « l’ aveu » de Jean du Parc , second époux de Péronnelle de la Villéon, les 2 premières pages d’un livre qui en comporte 300. Je ne vais donc pas le reproduire ici. Ceux qui veulent en savoir plus devront aller le consulter aux archives départementales de St Brieuc (1 E 875)
Outre le manoir de Kercarantel, on y trouve : l’étang et le moulin de la Chaussée, les Clôtures, la métairie de la Croix (Chauchix), le moulin de la Chouannière (à Ploeuc), la Ville es Rio, la métairie du Bourg, la tenue des Carro à Cargo, la tenue des Moesan au Moulin Dolo, la tenue des Valo, la tenue des Grosset à la Ville es Gicquiaux, la tenue de François Laurent, de Pierre Moesan ……etc
Cet aveu fut contesté en 1708 par Mathurin Plancher, sieur de la Cantière. (à suivre)

