Pour terminer ce tour d’horizon de la «haute et puissante » famille de la Villéon, voici la lettre de Péronnelle à son grand-père, Jacques Visdeloup, son parrain, seigneur de Délien.
14 juillet 1663
Monsieur et bien aymé grand papa
J’ai reçu la lettre par laquelle vous me mandez que vous avez donné ordre que j’eusse touché onze cents livres. Vous m’aviez promis de me donner toujours mille livres mais vous me donnez de surplus cent livres, de quoi je vous remercie de grande affection, je me doute bien que m’aimiez trop pour me refuser. A moi, mon cher grand papa, qui vous aime de tout mon cœur autant ou plus que peut.
Une chère fille comme je vous suis étant avec vérité
Monsieur et cher honoré grand papa
Par votre permission, je vous prie d’assurer mon oncle et ma tante du Hilgui de mes obéissances et à ma sœur à qui je suis toute acquise
Votre très humble et très obéissante fille et servante
Signé : Péronnelle Angélique de la Villéon
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Juillet 1663, Péronnelle n’a que 14 ans, elle reçoit donc 1100 livres de rente.
Pas de trace de la rente versée par son autre grand-père, François de la Villéon....
Selon certains historiens, on peut évaluer le salaire moyen d’un ouvrier sous Louis XIV à 19 livres par mois, soit autour de 220 livres par an. (Wikipédia : la livre tournois)
Dans Info Bretagne (Riec- sur Belon), on peut lire : Anne Visdeloup, fille de Jacques, épouse de Mathurin de la Villéon, eut 2 filles, Péronnelle et Marie qui ont la valeur de 800 000 livres de biens….
Il semble que Marie (ou Anne?) n'ait pas eu de descendants : morte jeune ? religieuse?
C'est Péronnelle qui hérite de tous les biens..
