1er acte
Hylaire Garnier, fils de feu François, âgé d'environ 3 ans, a été ensépulturé dans le cimetière de Gausson le 14ème jour de janvier 1659...
2ème acte
Défunt Pierre Caro, âgé de plus de 50 ans, a été ensépulturé dans l'église de Gausson le 15ème jour de janvier 1659...
Au début du XVIIIe, être enterré dans l’église était une pratique déjà très ancienne. D’abord privilège accordé de droit au seigneur et aux clercs du lieu, il pouvait être lié à la fondation d’une chapelle ou partie d’église. L’emplacement de la tombe était alors dans la chapelle ou dans le chœur où ces dignitaires avaient leur banc familial gravé à leur nom. Parallèlement, les particuliers, notamment les notables, qui avaient acquis le droit de disposer d’un banc permanent dans l’église pouvaient obtenir la concession du sol sous ce banc pour y être inhumé. On retrouve cette mention "inhumé sous le banc" dans les actes de sépulture.
3ème acte : refus de payer la sépulture
Mathurine Ruello, Isabeau Gillard et Gilles Thomas ont été enterré par l'autorité de leurs parents qui n'ont pas voulu payer les devoirs de terrage ni sépulture dans l'église de Gausson.
On a pu constater, en relevant les actes des registres de Gausson, Plouguenast ou Ploeuc, un décalage assez important entre le nombre de baptêmes et celui des sépultures qui ne se justifie pas toujours par le départ de l'époux(se) vers une autre commune. (bien souvent compensé par l'arrivée inverse). Pourtant, les enfants morts-nés n'étaient inscrits que dans le registre des décès.
Alors que le passage par l'église était incontournable à la naissance (baptême), il l'était moins, pour certaines familles pauvres, au moment du décès d'un enfant en bas âge.
On trouve dans les registres paroissiaux (avant la Révolution)
Gausson (1650 / 1792) : 10742 naissances et 9421 décès
Plouguenast (1631 / 1792) : 20267 naissances et 12632 décès
Ploeuc ( 1617 / 1792) : 28638 naissances et 21809 décès

