La commune a donc choisi de vendre des terrains communaux pour acheter la maison de l’abbé Moisan : une décision sans doute difficile à prendre car ces terrains servaient de pâturages pour les bêtes des indigents de la commune.
Ainsi on peut lire dans un compte-rendu de Conseil municipal de 1829 :
Séance du 21 du mois de février 1829
Le Conseil municipal de la commune de Gausson assemblée en vertu de la lettre de Monsieur le Sous-Préfet de l’arrondissement de Loudéac, en date du 27 janvier dernier, qui autorise Monsieur le Maire à assembler le Conseil au sujet des landes communales qui se trouvent dans la commune de Gausson.
Le Conseil municipal étant assemblé au nombre de neuf, a délibéré : à son avis les landes communales qui sont sur la commune de Gausson sont de grande utilité aux indigents de la commune qui sont plus de quatre cents .
En conséquence, le Conseil municipal est d’avis que les landes qui appartiennent à la commune restent pour servitude des circonvoisins indigents de la commune.
Arrêté le 21 février 1829
Ont signé : Jacques Collet, Mathurin Marjot, Louis Carro, Jean Grosset, Jacques Gloux, Louis Visdeloup, Pierre Visdeloup, Jean Coeuret, Pierre Georgelin, adjoint
Signé : Louis Dubos, maire
Dans une enquête de 1831, on lit également :
à la question : quelles considérations pourraient s’opposer à la vente des terrains communaux qui tendrait à accroître, si utilement, les revenus communaux ?
Le Maire a répondu :
- L’opinion publique de la commune croit que les riverains indigents souffriraient trop de cette aliénation
- Le peu d’étendue et le dispersement des terrains communaux.
Seul l’argument d’achat d’une maison pour y installer une école de filles pouvait faire accepter la vente de ces terrains communaux.

