Après maintes tergiversations, la municipalité accepte de ne laisser qu’une classe dans la maison des Sœurs et décide de construire un nouveau bâtiment pour installer la seconde.
La commune n’ayant pas de ressources, elle lance une souscription qui atteint 1 272 F. On demande donc une subvention de 1 500 F au Préfet qui envoie un architecte.
Il propose de faire le bâtiment dans le jardin des sœurs, surélevé par rapport à la route, ainsi il sera plus au sec. Les religieuses protestent, ce jardin leur apporte les fruits et légumes qui leur permettent de se nourrir une bonne partie de l’année. La municipalité veut éviter un nouveau conflit, elle choisit de faire la maison le long de la route, à la place du hangar inutilisé ou à côté du portail d’entrée.
L’architecte persiste dans son choix. Le Maire aussi…
En 1869, la municipalité lance une nouvelle souscription. Certains donnent un ou 2 chênes, d’autres proposent des journées de travail (le tout évalué à 1 136 F), d’autres donnent de l’argent. Les religieuses sont les plus généreuses, elles offrent 1 200 F (sur un total de 1 442 F).
Ce n’est pas suffisant, le devis est monté à 5 187 F. La commune renouvelle sa demande de subvention. L’architecte rappelle ses recommandations pour l’emplacement du bâtiment.
L’Evêque menace de retirer les sœurs…
Le Préfet répond qu’il ne donnera la subvention que si l’école est construite dans le jardin.
La municipalité ne cède pas. Elle finit par faire un emprunt. Elle fera bâtir l’école où elle veut et elle la financera.
La construction débute le 15 mai 1870, elle sera achevée en 1871.
Elle accueillera les petits.
Le 8/8/1880, on compte 80 filles de 6 à 13 ans.
