Loudéac, le 20 août 1880
Vu….
Considérant que l’école de filles a reçu, en moyenne, de novembre 1879 à mai 1880, 83 élèves par mois et que, vu la population de la commune (1822 habitants) ce nombre serait plus élevé encore si une adjointe était rattachée à l’école.
Considérant que la commune a consacré toutes les ressources qu’elle peut légalement se créer (imposition extraordinaire de 20 Fr jusqu’en 1885) à la maison de l’école de garçons, qu’il lui est impossible de construire actuellement une deuxième salle de classe pour son école de filles mais
Mais elle peut provisoirement, pour l’installation de l’une des deux classes, distraire un logement de l’institutrice, une salle convenable d’environ 30 mètres carrés.
Considérant que l’amélioration projetée est d’autant plus désirable que la salle de classe actuelle est trop petite et qu’une trentaine d’enfants ne peuvent trouver place que sur des bancs rangés autour des murs.
Est d’avis qu’il y a lieu de faire droit à la demande du Conseil municipal et de décider la création d’un emploi d’institutrice adjointe à l’école communale de filles de Gausson
Signé : L’inspecteur primaire de l’arrondissement de Loudéac
Note en marge: L’Inspecteur d’Académie adopte la conclusion du présent rapport
Lettre du Délégué départemental pour les écoles
…
Il est bien difficile qu’une seule institutrice puisse s’occuper d’un si grand nombre d’enfants, surtout quand ces enfants sont parvenus à des degrés d’instruction différents. Il arrive alors que les leçons données aux unes occasionnent des distractions aux autres et les empêchent de se livrer à leurs études.
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