Nous n'avons pas trouvé d'archives mentionnant une école de garçons avant 1825.
Dans le cahier de doléances de Gausson de 1789, l'article 15 précise:
Les citoyens demandent que les gratifications, pensions accordées à MM. de la Noblesse, les frais pour l'entretien des maisons destinées à l'éducation de leurs enfants soient désormais à la charge de cet ordre, et que celui du Tiers-Etat qui n'en profite point ne soit assujetti à aucune contribution pour ces dépenses.
Vers 1795, on a demandé aux maires de renseigner une enquête sur l'enseignement dans leur commune. Celle de Gausson n'apparait pas. Peut-être-t-elle disparu?...ou a-t-on jugé inutile de la remplir?...
Pourtant quand on examine les signatures des membres du Conseil municipal, on voit que certains maîtrisent bien l'écriture (même si la signature n'est pas une preuve suffisante de niveau d'instruction). C'est donc qu'ils avaient appris à lire et à écrire.
Aucun n'était issu de la Noblesse, mais pour être éligible au conseil municipal, il fallait acquitter au moins 10 "journées de prestations" (3 journées seulement pour les électeurs). Ils étaient donc issus de familles aisées, capables d'assurer l'instruction de leurs enfants.