Autrefois, la religion était omniprésente dans la vie quotidienne des Gaussonnais. On n’imaginait pas naître, se marier ou mourir sans passer par l’église. La plupart des enfants qui allaient à l’école publique, l’école du «diable », étaient baptisés. Ce n’est qu’à la fin du 20ème siècle (dans les années 90) que les prières aux morts ont disparu.
L’année était ponctuée par différentes fêtes religieuses. Certaines sont encore très suivies comme Pâques, la Toussaint ou Noël. Il y avait plusieurs processions chaque année. La Fête-Dieu (et son chemin de fleurs) et le pardon de Saint Etienne menaient les paroissiens jusqu’à la grotte (construite en 1953). Pour les rogations, (les 3 jours précédant l’Ascension), 3 processions partaient de l’église : le lundi, on allait jusqu’à la croix du Bézier (prières pour le foin), le mardi, jusqu’à la Chapelle (pour la moisson), le mercredi jusqu’à la croix Chevet (pour les pommes). Le 23 avril, la procession de Saint Marc allait jusqu’à la Jubinière.
Chaque année, de nombreuses personnes participaient au voyage à Lourdes organisé par l’Evêché.
Quand on construisait une nouvelle maison, on demandait à Monsieur le Recteur de venir la bénir. Dans les années 60, il venait même bénir les tracteurs neufs. C’était l’occasion de réunir tous les voisins pour faire la fête. (ici, au Haut Quétel, en 1966, on reconnaît l'Abbé Prual à gauche)
Au mois d’août, si vous deviez battre le blé un vendredi, il fallait aller au presbytère demander l’autorisation de servir de la viande ( les « battous » n’auraient pas pu tenir toute une journée sans protéines).