J’m’en r’viens d’ la conférence su le gallo à Loudia.
La « coueffe » a fait tout son discours en français. (ouf !) Vailà c’que j’ons apprins. (je résume)
Le terme gallo est un terme que l’on retrouve dans des textes anciens.
Exemples : 1390 : « Jehann du Fou, receveur en Bretaigne Gallou »
1443 : (..) receveur en basse Bretaigne et (..) receveur en Bretaigne Gallo (1443)
En 1539 (ordonnance de Villers-Cotterêts) François 1er, fait du « francien » (langue de la Cour) la langue des actes juridiques.Les langues régionales sont minorées, on va alors les qualifier de patois (terme méprisant).Ce n’est qu’à la fin du 20ème siècle qu’on va commencer à leur redonner leurs lettres de noblesse… mais peut-être est-il trop tard ?
Le gallo vient du :
- latin : exemples : cheir = tomber (cadere) , subier = siffler (subilare) dam ver ->véridique,
- gaulois : les gappas, vient-en ô câté mè (cantre)
- breton : un pillotou->pilhaouer, un daobon
Il a une spécificité :
- phonétique : eau -> iao, (biao) gue -> dje (djetter)
- lexicale : hucher (crier), astour (maintenant), badie (cerise), bouiner (traîner)
- grammaticale : un pourcet , des pourciaux (singulier-pluriel), il est l’vé (é bref), ol est l’vée (éille) (masculin-féminin), l’usage courant du passé-simple (en i) (j’ouvris, j’tombis)
Donc le gallo et une langue.
Pour terminer une petite devinette que j’ai vue dans la salle :
Ol est au ciel mais Dieu n’en a point
Les filles en ont 2 mais les femmes n’en ont point
Saint Louis en a d’vant et Saint Paul en a derrère
Et y’en a ieune dans le mitan de la tchulotte du recteur
Qui suis-je?
(Réponse : la lettre « L »)
Vous trouverez, à la fin du livre "Gausson..au fil du temps.., 2 contes en gallo : la faire de Lamballe et la ribotée (textes écrits par l'abbé Raulic de Gausson)