Blessé au combat
Les canons des 2 camps arrosent le terrain de bombes.
Sitôt un bout de tranchées sauté, les Boches se précipitent dans le trou, non sans avoir subi de grandes pertes. Sous l’avalanche de bombes, nous sommes nous-mêmes contraints d’abandonner notre tranchée. Nous la reprenons vers 10 heures, pour la perdre à nouveau vers midi. Nous nous mettons en tirailleur dans le bois et à 4 heures, renforcés du …ème d’Infanterie et de notre 1er bataillon, nous reprenons l’offensive. …
« Nous faisions un bond de 4 mètres puis nous nous couchions, attendant l’accalmie qui ne venait pas. C’est très pénible d’aller à la baïonnette dans un de ces combats du matin. Je faillis être fait prisonnier. Je fus blessé vers 6 heures. Une balle me traversa le flanc droit. Je fus longtemps encore sans pouvoir me retirer. Après un pansement simple, avec deux autres blessés, je fus 2 longues heures à retrouver le chemin qui nous conduisait au poste de secours. Je m’appuyais sur un long gourdin de hêtre. Le lendemain, je ne pouvais plus bouger la jambe. Trois jours après, j’arrivais ici et depuis, je vais mieux de jour en jour. Les plaies par balle guérissent vite. J’irai en permission sitôt guéri, je vous rendrai visite.
M…. caporal