11 avril 1792
Messieurs les administrateurs du directoire du département des Côtes du Nord
La municipalité de Plessala, considérant les abus et les scandales qui se trouvent entre elle et son chef-lieu de canton, ne peut plus vous dissimuler son mécontentement.
La paroisse de Langast, distante d’un quart de lieue de celle de Plouguenast et de trois quart de lieues de celle de Plessala est cause d’un désordre également scandaleux et punissable, surtout pour cette paroisse qui, malgré sa petitesse, voudrait encore subsister.
Nous avons mille sujets de plaintes que nous ne rapporterons pas ici, que cependant, nous prouverons quand nous en serons requis.
Plusieurs personnes de Plessala, de Plouguenast, de Langast même, disent publiquement qu’elles ont entendu à Langast, qu’il fallait faire, non seulement des prêtres assermentés mais encore leur messe et tous leurs sacrements.
Ils ont trouvé le moyen de se faire entendre et de se faire suivre et les ministres de cet endroit contre lesquels nous parlons ici, font la croix des deux paroisses voisines.
Dans l’arrondissement, il ne parait pas possible que la paroisse de Langast subsiste. Pourquoi la laisseriez-vous continuer, vu ce grand mal.
Qu’il vous plaise, Messieurs, pour le bien de la paix, mais surtout pour notre religion commune, vu que les ministres sont amenés à fournir le secours spirituel à une partie de Langast, qu’ils sont en outre convaincus de la bonne volonté de leurs confères de Plouguenast, pour le restant de la dite paroisse de Langast.
Nous avons l’honneur, en vous envoyant notre curé et notre maire, en suppliant une prompte expédition
Avec tout le respect possible, vos très humbles et très obéissants serviteurs Jean Estienne fils, maire, Veillet, Louis Laubé, Mathurin Veillet, conseillers municipaux, L. Laubé,vicaire de Plessala … et d’autres


