(extrait de « Mes souvenirs de guerre, campagne de 1914/1918 » de Jean Baptiste Illio)
La logique du poilu ou …. comment garder le moral, en 1914
De deux choses l’une : ou on est mobilisé ou on ne l’est pas
Si on ne l’est pas, il n’y a pas lieu de s’en faire…
Si on l’est, il y a deux alternatives : ou on est au dépôt ou on est au front
Si on est au dépôt, il n’y a pas lieu de s’en faire…
Si on est au front, il y a deux alternatives : ou on est en réserve, ou on est en première ligne
Si on est en réserve, il n’y a pas lieu de s’en faire…
Si on est en première ligne, il y a deux alternatives : ou ça barde, ou ça ne barde pas
Si ça ne barde pas, il n’y a pas lieu de s’en faire …
Si ça barde, il y a deux alternatives : ou on est blessé légèrement, ou on est blessé grièvement
Si on est blessé légèrement, il n’y a pas lieu de s’en faire…
Si on est blessé grièvement, il y a deux alternatives : ou on en réchappe, ou n’en réchappe pas.
Si on en réchappe, il n’y a pas lieu de s’en faire…
Si on n’en réchappe pas….
Mais si on a suivi jusqu’au bout mes conclusions, …..on meurt ….
sans s’en être jamais fait.
On comprend mieux pourquoi les soldats partaient « la fleur au fusil » !
Mais, n’oublions pas que cette guerre a tué 85 Gaussonnais, âgés de 20 à 45 ans.
Au niveau mondial, le bilan humain du conflit s'élève à 9,5 millions de morts ou disparus dont 1,4 million Français, 2 millions Allemands et 1,8 million Russes. Parmi les grandes puissances, c'est proportionnellement la France qui est le pays le plus touché avec la mort de près d'un soldat sur cinq. La Serbie détient cependant le record avec près de 40% de son armée décimée. Selon l'historien Antoine Prost, il manque 1 million de morts non comptabilisés par les différentes armées: les prisonniers morts en détention, les soldats décédés des suites de leurs blessures après leur démobilisation ou encore ceux victimes de maladie.
Pour tout savoir sur la guerre 14-18 vécue par les Gaussonnais, consulter
http://fr.geneawiki.com/index.php/22060_-_Gausson_-_Morts_aux_guerres