L'école de la Cour ferme en 1935.
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Pendant la seconde guerre mondiale, on y accueille 12 famillles de réfugiés de l'île de Groix Ils sont hébergés par les habitants mais ils viennent prendre leurs repas dans cette maison qu'on appelle "la maison du paysan".
En reconnaissance, les Groisillons offriront aux Gaussonnais, une maquette de bateau qui restera très longtemps exposée au centre de l'église.
Qui sont les réfugiés de l'Ile de Groix ? (cliquer ici pour voir le blog)
Extrait :
Le vendredi 11 août 1944, par ordre des autorités allemandes, les habitants de Port-Louis évacuent la ville à 17h. Le motif invoqué: des chants et des attitudes jugés provocants. Ne restent au Port-Louis qu'une vingtaine de personnes attachées au service des allemands.
L'île est enfermée dans la poche de Lorient où sont retranchés plus 20 000 Allemands armés jusqu'aux dents. Les Américains, considérant que la ville ne saurait tenir bien longtemps dans une France libérée, négligent de la prendre. Ce sera 8 mois de souffrances supplémentaires. Groix participe, avec ses canons de marine à longue portée, à la résistance de la poche. Les autorités de la poche autorisent la pêche côtière dans les Courreaux. Une aubaine pour de nombreux jeunes marins qui rallieront sans peine Doëlan afin de rejoindre les FFI. Ils rentreront triomphalement à Groix au mois de mai 1945 où la section groisillonne sera reçue avec les honneurs.
Dès le début, les allemands voudraient faire évacuer toute l'île mais ils y renoncent bien vite. Trop compliqué. Le dernier hiver de guerre est terrible. Des centaines de familles abandonnèrent l'île. Un premier convoi de réfugiés est organisé au début septembre à destination d'Auray Le 12 septembre, le courrier Ile de Groix effectue un autre voyage à Concarneau afin d'évacuer d'autres familles et ramener du ravitaillement. Les voyages deviennent plus nombreux dans les semaines qui suivent. Près de 1 000 personnes quittent l'île dans le courant du mois de septembre. Le courrier arbore le pavillon de la Croix-Rouge. Bien sûr, les enfants ont été évacués en priorité. Après trois voyages en novembre et un en janvier 45, les Américains refusent que les convois se poursuivent.
Le 26 février 1945, 95 personnes partent pour Vannes. De nombreuses communes accueillent des communautés assez importantes de Groisillons. La situation est catastrophique dans toute la poche et particulièrement dans l'île où les vols dans les poulaillers sont quotidiens. La population qui n'a pas voulu partir souffre de multiples privations. Le sort des prisonniers de Fort-Surville est plus déplorable. Le marché noir bat son plein.
Le calvaire ne prend fin que le 8 mai. Le 10 mai, le lieutenant Jan quitte Port-Navalo à destination de Groix avec quatre petits bâtiments, ralliés à hauteur des Birvideaux par une escorte venue de Brest. Le lieutenant de vaisseau Soulez et les marins, qui furent faits prisonniers lors de l'expédition manquée de l'île d'Houat en décembre 44, les reçoivent sur le quai. Les prisonniers allemands sont amenés à Fort-Surville. La guerre est finie.
Puis, on y logera des prisonniers allemands, surveillés pas des Gaussonnais rentrés des camps (dont mon père, Jean Harzo). Ils seront employés à empierrer les routes.
Vers 1950, elle sert de salle des fêtes et de réunions.
En 1957, elle est achetée par le Maire, Ange Marsoin, qui la fait démolir en en fait construire une neuve.

