Selon des sources paroissiales, les Frères de Lamennais (de Ploërmel) seraient arrivés en 1825 pour enseigner à Gausson, appelés par Louis Moisan, recteur de la paroisse. Ils ont tenu l’école de garçons jusqu’en 1891.
Dans le recensement de 1856, 65 enfants sont inscrits à l’école de garçons (et 57 filles à l’école de la Cour).
En 1871, le Conseil municipal reçoit, une lettre du frère Tinidor, (des Frères de Ploërmel) instituteur public (?) de l’école de garçons, qui dit ne plus pouvoir assurer ses cours car il est malade. Selon lui, sa maladie est due à l’insalubrité des locaux.
Le Directeur des Frères menace de rappeler son maître et de fermer l’école.
Le Maire sollicite un remplaçant mais il écrit : « je regrette que M. le Directeur général des Frères soit aussi exigeant. Depuis plus de 30 ans que ce local sert de salle de classe, il peut bien servir encore quelque temps… »
Pourtant, dès 1853, l’Inspecteur, signalait dans un rapport : (archives 22 : 1T173 et 4 Z 18…)
« 90 enfants en moyenne s’entassent dans une pièce de 37 m² située au 1er étage d’une maison (selon des témoignages, ce serait la dernière maison de l’alignée du restaurant) dont l’escalier est vermoulu et très dangereux. Il est urgent de commencer la construction d’une nouvelle maison d’école »
Il confirme ces remarques le 14/7/1871, et soutient « l’exigence » du Directeur des Frères, tout en notant que la municipalité de Gausson n’a jamais montré beaucoup d’intérêt pour ses écoles.
Le conseil municipal tergiverse car on vient juste de terminer la construction du bâtiment de la classe des petits à l’école de la Cour (voir pages suivantes), après plus de 5 ans de conflits avec la Préfecture.
La commune n’a pas beaucoup de ressources, pourtant il va falloir s’atteler à ce nouveau projet.
On décide de construire un bâtiment au bord de la « voie de grande circulation qui mène à Ploeuc » qui comprendra la salle de la Mairie, l’école et le logement des instituteurs. Une subvention de l’Etat de 5 000 F est accordée le 31/3/1874. On achète un terrain à Joseph et Julien Rault en 1875. Mais le dossier traîne encore car il y a 4 pommiers sur le terrain. Selon le Maire, on ne peut pas commencer la construction avant l’automne, cela ferait perdre une bonne récolte.
A la Préfecture, on ironise : « Que va-t-on nous dire au printemps, que les pommiers sont bien fleuris et que ce serait dommage de les arracher ! »
Ensuite, c’est l’étroitesse de la cour, sa proximité avec la route qui fait débat.
Le bâtiment ne sera achevé que le 27 février 1878.
Il a coûté 14 375 F + 2 000 F pour le mobilier et l’achat du terrain.
La commune a emprunté 6 000 F (dernier remboursement en 1885).
Jusqu’à cette date, dans toutes les délibérations du conseil municipal, on prendra prétexte de l’endettement de la commune pour faire appel à l’aide de l’Etat.
Le Conseil décide de commencer de suite la construction de la maison d’école dont le projet de devis monte à 14375 francs pus 1000 francs pour l’acquisition de l’emplacement.
Il manque donc à pourvoir pour mener à bonne fin cette entreprise la somme de 5000 francs et de l’imposer à dater de 1879 de 0,20 francs extraordinaires pour garantir l’emprunt.
Après avoir délibéré sur cet objet, le Conseil autorise le Maire à faire l’emprunt ci-dessus, soit à la caisse de l’Etat soit à celle des Dépots et consignations, et à garantir cet emprunt ainsi que les intérêts en résultant, par l’imposition extraordinaire de 20 centimes jusqu’à extinction de la dette.
Cette résolution est prise à l’unanimité des membres présents.
Fait et délibéré en séance les jours, mois et année
François Beurel, Guillaule Mercier, Ambroise Urvoy, François Auffret, Nomand, Jean Baptiste Carro, Le maire Rault, Louis Decamp ?, JB Carro, Nais, Jarnet, Grosset, Rault, Le Boulanger
On décide de construire un bâtiment au bord de la « voie de grande circulation qui mène à Ploeuc » qui comprendra la salle de la Mairie, l’école et le logement des instituteurs. Une subvention de l’Etat de 5 000 F est accordée le 31/3/1874. On achète un terrain à Joseph et Julien Rault en 1875. Mais le dossier traîne encore car il y a 4 pommiers sur le terrain. Selon le Maire, on ne peut pas commencer la construction avant l’automne, cela ferait perdre une bonne récolte.
A la Préfecture, on ironise : « Que va-t-on nous dire au printemps, que les pommiers sont bien fleuris et que ce serait dommage de les arracher ! »
Ensuite, c’est l’étroitesse de la cour, sa proximité avec la route qui fait débat.
Le bâtiment ne sera achevé que le 27 février 1878.
Il a coûté 14 375 F + 2 000 F pour le mobilier et l’achat du terrain.
La commune a emprunté 6 000 F (dernier remboursement en 1885).
Jusqu’à cette date, dans toutes les délibérations du conseil municipal, on prendra prétexte de l’endettement de la commune pour faire appel à l’aide de l’Etat.
